Les questions sur l’utilisation « correcte » des feux sont incontournables. D’ailleurs, 3 questions sur les 40 de votre examen porteront sur quels feux allumer dans telle ou telle situation, et notamment la nuit.

Le problème, c’est que tout le monde ou presque parmi les détenteurs du permis de conduire croit savoir quels feux utiliser en fonction des circonstances… et transmet plus ou moins directement ses certitudes à son entourage. Or la plupart du temps ces croyances sont tout simplement… fausses !

N’ avez-vous par exemple jamais vu – lorsque le jour commence à tomber – des véhicules, circulants en feux de position ? Et bien comme nous allons le voir, c’est interdit (oui, j’ai bien écris interdit  et pas « déconseillé ») lorsqu’on est en dehors d’une agglomération. Nombre de conducteurs sont néanmoins convaincus du contraire !

Assurons nous aussi de parler la même langue :

  • les veilleuses sont en réalité des feux de position,
  • les codes sont les feux de croisement,
  • les phares s’appellent des feux de route.

 

La règle générale sur les feux à allumer la nuit

 

En voulant faire preuve de pédagogie, beaucoup d’auteurs de livres de Code vous embrouillent dans les explications. Pourtant la règle générale de base est simple à retenir :
 La nuit , on doit obligatoirement, circuler avec les feux qui éclairent le mieux, c’est-à-dire les feux de route.

Gardez ça en tête, et à partir de là, on va décliner les exceptions à cette règle, en procédant avec méthode.

Cette technique est la seule qui puisse vous garantir de ne plus jamais vous tromper sur ces de questions.

 

On passe donc en feux de croisement dans les cas suivants :

  • dans un endroit éclairé par un éclairage public (pas par les décorations de Noël ou des enseignes lumineuses) que l’on soit en agglomération ou non ;
  • si l’on croise, ou suit un autre usager (ce qui veut dire une voiture, mais aussi un piéton…). La procédure, quand on dépasse un usager, est de passer en feux de route lorsqu’on est à sa hauteur, alors que dans le même temps, lui passe en feux de croisement. Ainsi la continuité du meilleur éclairage est assuré.
  • dans un tunnel éclairé.

Les feux de position seuls, quant à eux, ne sont autorisés qu’à l’intérieur des agglomérations éclairées, à la place des feux de croisement même, si ces derniers sont préférables (c’est au choix du conducteur).

En d’autres termes, les feux de position seuls sont toujours interdits hors agglomération, quelle que soit la situation (même intempéries).

Les feux de brouillard avant (et seulement ceux-là) peuvent être utilisés en même temps que les feux de route sur une route étroite et sinueuse. Leur faisceau large et étalé permet ainsi d’éclairer les bas-côtés.

 

Précisions importantes sur les feux à allumer la nuit

 

Une fois la règle exposée, il reste souvent de nombreuses zones d’ombre (sans jeu de mots 🙂 ) qui peuvent vous faire commettre des erreurs dans vos réponses aux questions.

 

On entend parfois dire : « ça va de soi… mais ça va encore mieux en le disant ! ». Je ne sais pas pour vous, mais moi j’adhère totalement à cette affirmation !

 

  • Premier point, comme vous l’avez donc certainement compris, en agglomération éclairée par un éclairage public, je peux circuler au choix, en feux de position seuls  ou en feux de croisement.
  • Par contre, hors agglomération, c’est-à-dire dès le panneau de sortie d’agglomération passé,  avec éclairage public, les feux de croisement sont obligatoires : pas de feux de position seuls car ils sont toujours interdits en dehors des agglomérations, et pas de feux de route tant qu’il y a de l’éclairage public.
  • Dans le même ordre d’idée, les feux de routes sont obligatoires quand il n’y a pas d’éclairage public, que l’on soit en ou hors agglomération, sauf si l’on croise ou si l’on suit un autre usager: on passera alors en feux de croisement. On entend souvent dire, que l’on ne doit pas les utiliser à l’intérieur d’une agglomération… c’est faux ! La seule chose à prendre en compte est la présence ou non d’éclairage public.
  • Nous ne parlons pas ici, comme vous l’avez sans doute remarqué, des feux rouges arrières. La raison en est simple : leur « intensité » est invariable, que j’allume les feux de position, de croisement ou de route. Ces différenciations ne concernent donc que les feux avants.
  • Par contre, les feux de brouillard arrières, d’intensité lumineuse supérieure, sont toujours interdits la nuit (sauf intempéries en plus, ce que nous verrons dans un autre article).
  • De même, l’association des feux de croisement et des feux brouillard avant, la nuit (sauf intempéries) est interdite.
Le dernier point mérite qu’on s’y attarde un petit peu. Il s’agit du problème des tunnels.
Pour le Code, c’est très simple, tunnel = nuit et donc :

 

  • dans un tunnel éclairé situé hors agglomération : feux de croisement obligatoires
  • dans le même tunnel éclairé, mais situé en agglomération cette fois : feux de position ou feux de croisement au choix.
  • mais il y a une troisième possibilité : un tunnel éclairé, en agglomération mais avec ce panneau à l’entrée:
                                                 
Dans ce cas, malgré le fait d’être en agglomération (ce qui, théoriquement, autoriserait les feux de position), les feux de croisement sont obligatoires car la signification exacte du panneau est:

 

« entrée d’un tunnel où il est interdit de faire demi-tour, de s’arrêter et de stationner en dehors des emplacements d’arrêt d’urgence prévus à cet effet en application de l’article R.417-10 du code de la route et où l’allumage des feux de croisement est obligatoire. »

 

Nous verrons dans un autre article quels feux utiliser en cas d’intempéries (pluie, neige, brouillard).

Entraînez-vous à répondre à des questions sur le thème Visibilité – Eclairage en vous aidant de cet article : toutes les informations pour répondre correctement y sont.

 

 

Des questions… encore des interrogations ? …Postez vos commentaires…

 

 

 

 

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